La revue ciné d’avril

Aux déceptions du mois précédent, se sont succédé les curiosités d’un avril inégal et déroutant.  Une saison dominée par la révolte d’une femme dans l’Angleterre rurale du 19ème siècle, la mélancolie d’un père à la reconquête de sa famille et l’univers enchanteur de l’Opéra national de Paris…mais aussi ébranlée par des productions désolantes. Quelles ont les réussites et les déconvenues du mois ? Bilan à quatre mains.

Notre top 3

1 – The Young Lady de William Oldroyd

Dans l’Angleterre rurale du 19ème siècle, la jeune Katherine (la révélation Florence Pugh) est mariée de force à un lord glacial et distant qui n’ose la regarder ni la toucher. Enfermée dans sa demeure et abandonnée par le maître de maison, l’épouse bascule très vite dans l’ennui. Une torpeur qu’un jeune palefrenier fougueux (Cosmo Jarvis) viendra troubler. La passion naissante cède bientôt aux élans frondeurs d’une femme (in)soumise prête à tout pour s’affranchir des chaînes qu’on lui a imposées. Jusqu’à même céder à la folie meurtrière. Pour son premier long-métrage, le Britannique William Oldroyd transpose la nouvelle russe, La Lady Macbeth du district de Mtsensk, à l’époque victorienne. Illuminé par l’interprétation de Florence Pugh, The Young Lady est d’une incroyable maîtrise. Le réalisateur puise dans un décor cloisonné et des personnages complexes pour offrir une histoire sombre, non dépourvue d’un humour cruel. Bien que teintée de machiavélisme, la révolte de son (anti-)héroïne délivre une sentiment profondément grisant et ébouriffant. Une éclatante réussite.

2 – Après la tempête de Kore-eda Hirokazu

Depuis le succès de Nobody Knows (2004), la filmographie de Kore-eda Hirokazu n’a cessé de peindre des relations familiales profondes et touchantes. Avec Après la tempête, le réalisateur japonais livre une nouvelle variation de son thème favori. La douceur de son précédent film (Notre petite sœur, 2015) laisse place à la mélancolie et l’acceptation parfois difficile d’un échec sentimental et familial. On y suit Ryota (Hiroshi Abe, remarquable), écrivain prometteur fauché qui gagne tant bien que mal sa vie en tant que détective privé. Divorcé, il peine à payer la pension alimentaire de son fils. Son ex-femme, qu’il espionne et espère reconquérir un jour, ne voit en lui qu’un être immature et accro au jeu. Sa mère, la douce et non moins drôle Shinoda Yoshiko (incarnée par l’actrice fétiche du cinéaste, Kirin Kiki), espère secrètement revoir la famille réunifiée avant qu’elle ne meure. Alors qu’approche un typhon, la petite troupe disloquée est forcée de cohabiter dans l’appartement de cette dernière. Le temps d’une nuit, leurs désillusions, leurs rancœurs et leurs espoirs se heurteront à la fatalité de la vie. Une œuvre d’une profonde mélancolie où le cinéaste aiguise son sens de l’ironie, entre cruauté et bienveillance. À voir absolument.

3 – L’Opéra de Jean-Stéphane Bron

Le nouveau projet du réalisateur de Cleveland contre le Wall Street invite le spectateur, le temps d’une saison, dans les coulisses de L’Opéra de Paris (celui de Bastille). À l’instar de Frederik Wiseman et son documentaire La Danse (2009)Jean-Stéphane Bron décortique un lieu bercé de mythes et de rêves. Passant du chant à la musique sans oublier la danse, sa topographie se montre tour à tour légère, drôle et parfois plus cruelle. En privilégiant l’humain et en se focalisant sur plusieurs tranches de vie, L’Opéra rappelle que l’une des plus prestigieuses institutions du monde est aussi un fascinant lieu de tensions artistiques, politiques et économiques. Plutôt que de suivre la trajectoire classique qui mène le spectateur de la répétition à la représentation, Jean-Stéphane Bron privilégie le mouvement inverse. Derrière la légende et les mythes, il donne à voir un monde où la création se heurte au pouvoir. Mais aussi un univers où la sociabilité galvanise les artistes, les créateurs stars comme les jeunes inconnus. En ce sens, l’œuvre  s’envisage comme un excellent complément au documentaire Relève : histoire d’une création de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, sorti plus tôt dans l’année.

 Notre flop 3

1 – À bras ouverts de Philippe de Chauveron

Sans grande surprise, le réalisateur de Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? remporte la palme du film le plus désolant du mois (et peut-être bien de l’année). Au cœur de cette nouvelle comédie potache, Christian Clavier incarne un intellectuel humaniste, jouissant d’une vie bourgeoise auprès de son épouse (Elsa Zylberstein). Critiqué pour son positionnement sur la politique migratoire en France, l’homme déclare, lors d’un débat télévisé, être prêt à héberger une famille de Roms dans sa somptueuse maison de Marnes-la-coquette. Le soir-même, Babik (Ary Abittan) et toute sa famille sonnent à la porte. La suite se devine : les deux univers vont cohabiter pour le meilleur et le pire. Surtout pour le pire. À bras ouverts éprouve la patience des spectateurs en enchaînant, sans scrupules, des scènes où l’humour noir vagabonde entre pure bêtise et mauvais goût. N’est pas Desproges qui veut. Passez votre chemin.

2 – Fast & Furious 8 de F. Gary Gray

Depuis leurs dernières aventures, les héros de Fast & Furious mènent une vie bien rangée, à l’ombre des entreprises illégales et des missions secrètes. Mais quand une mystérieuse cyber-criminelle (Charlize Theron) entraîne Dom (Vin Diesel) sur le chemin de la criminalité, ce dernier finit par trahir ses proches. La petite bande va alors faire face à des épreuves encore plus extrêmes pour sauver le monde et ramener à la maison (et à la raison) le pilier de leur grande « famille ». Toujours plus fort, toujours plus bruyant, ce huitième opus applique la même recette que ses prédécesseurs sans grande nouveauté ni épaisseur scénaristique supplémentaire. Au contraire. Si le film peut se targuer d’une antagoniste charismatique et de scènes d’actions spectaculaires, le spectacle finit par abrutir. La troupe de globetrotteurs s’apparente davantage à des super-héros en manque de destructions massives. Il n’en reste, de ce spectacle ébouriffant, qu’un plaisir souvent coupable.

3 – United States of Love de Tomasz Wasilewski

Au lendemain de la dissolution du bloc soviétique, quatre femmes polonaises vont tenter de réaliser leurs rêves, assouvir leurs fantasmes et satisfaire leurs désirs. Lauréat d’un Ours d’argent du meilleur scénario (festival de Berlin en 2016), United States of Love déstabilise par son pessimisme et sa cruauté envers ses personnages principaux. S’il étonne par sa maturité et sa rigueur cinématographique, le jeune cinéaste peine à élever son sujet pourtant passionnant. Les rares scènes de pure émotion se retrouvent systématiquement noyées sous des séquences glauques. Sans oublier un dernier acte ignoble qui ne fait que creuser l’inconfort du spectateur. Débarrassée de toute vivacité, l’œuvre en devient une expérience éprouvante. Le titre d’un film n’a rarement semblé aussi cynique que celui d’United States of Love.

 Les autres sorties du mois

Corporate de Nicolas Silhol

Derrière son histoire fictive, Corporate fait indéniablement écho à l’affaire des suicides à France Télécom. Mais plutôt que de s’y placer du côté des victimes, le long-métrage de Nicolas Silhol dirige son attention (et la nôtre) du côté des « méchants ». Parmi eux, l’héroïne du film, Émilie Tesson-Hansen (Céline Sallette, impeccable), est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines. Celle que l’on surnomme la « killeuse » se retrouve au cœur d’une enquête judiciaire suite au suicide d’un de ses employés. Acculée par l’inspectrice du travail et mise sous pression par sa hiérarchie (Lambert Wilson), la jeune femme se résout à sauver sa peau. Le cinéaste évite intelligemment les dangers du thriller manichéen et dresse le portrait d’un personnage ambigu, peu aimable. À la prise de conscience tardive de son héroïne, Nicolas Silhol privilégie l’approche pragmatique et réaliste : consciente de son implication, Émilie fera en sorte de ne pas couler seule. Si les méthodes de management dénoncées à l’écran sont stupéfiantes, la mise en scène de Corporate se révèle quelque peu convenue.

Power Rangers de Dean Israelite

Bien souvent objet de moqueries et de parodies, la franchise des Power Rangers s’offre une nouvelle jeunesse sur grand écran. Au commande de cette troisième adaptation cinématographique, Dean Israelite a la lourde tâche de raviver une icône de la pop culture des années 1990. Si le réalisateur parvient à offrir un divertissement solide et plaisant, il n’échappe pas aux écueils du blockbuster américain. La faute à un cahier des charges exigeant et parfois conflictuel. Le résultat ? Power Rangers est un objet hybride qui peine à retrouver l’esprit si jouissif et grotesque de son modèle. À cela, Dean Israelite privilégie les enjeux balisés mais rodés du teenage movie. Entre second degré et noirceur, le film se refuse à assumer un ton précis et finit par plomber son message naïf et bienveillant (« l’union fait la force »). Frustrant.

Je danserai si je veux de Maysaloun Hamoud

Layla, Salma et Nour, trois jeunes femmes palestiniennes, partagent un appartement dans la ville israélienne de Tel Aviv. L’une est une avocate passionnée et libérée. La deuxième, DJ, cache son homosexualité à sa famille. La dernière est une étudiante, musulmane pratiquante portant le voile et déjà mariée. Loin du conformisme patriarcal de leurs villes d’origine et à l’abri des regards réprobateurs, chacune entreprend un chemin vers la liberté et l’émancipation. Elles vont se lier et se soutenir dans les épreuves de la vie. Vivifiant, le premier long-métrage de Maysaloun Hamoud donne à voir une frange d’une jeunesse palestinienne, prise en étau entre la modernité d’une vie urbaine et les traditions religieuses et culturelles. Loin de toute dramatisation et de tout excès, Je danserai si je veux brille par ses trois interprètes prometteuses et son ambiance musicale et luxuriante.

Taipei Story de Edward Yang (version restaurée)

Réalisé en 1985, Taipei Story est resté inédit en France jusqu’en 2017. Le deuxième long-métrage d’Eward Yang donne à voir les désillusions et les errances d’un couple, Lung et Chin, dans une ville consacrée. Lui est un ancien joueur de base-ball en quête d’une ambition professionnelle ; elle a un poste de secrétaire au sein d’un grand cabinet d’architectes. Le licenciement brutal de cette dernière va bientôt mettre à mal l’équilibre du couple et compromettre leur projet de vie commune… Le cinéaste phare du Nouveau Cinéma taïwanais signe une œuvre mélancolique où les mouvements contraires de ses personnages principaux dessinent une lente danse d’un amour déchu. Le portrait de la capitale y est somptueux, à l’image des plans sophistiqués savamment construits. Parmi les acteurs, on note la présence de Hou Hsiao-hsien (également co-scénariste du film) dans le premier rôle masculin. En 2016, ce dernier réalisa l’excellent The Assassin et s’est imposé comme la figure emblématique du cinéma asiatique.

À voix haute – La Force de la parole de Stéphane de Freitas et Ladj Ly

Trouver le mot juste. Galvaniser le public. Tel est l’objectif de plusieurs étudiants de l’Université de Saint-Denis. Chaque année, l’établissement accueille le concours « Eloquentia », qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Issus de tout cursus, les candidats volontaires s’y préparent grâce à des professionnels (avocats, metteurs en scène, slameurs…). Durant des semaines, ils apprendront les ressorts fondamentaux de la rhétorique mais aussi à surmonter leurs peurs. Ils vont devoir ainsi se révéler aux autres et à eux-mêmes. Leur sort dépendra des mots qu’ils sauront prononcer ou esquiver. Dans ce documentaire exaltant, Stéphane Freitas (fondateur de l’épreuve) et Ladj Ly (ancien membre du collectif Kourtrajmé) filment la rhétorique comme un élément nécessaire à l’existence et au dépassement de soi. La mise en scène tantôt intime tantôt organique saisit des moments poignants et des personnalités hautes en couleurs. En résulte de ce film une perspective forte : celle de la parole comme une arme destinée à dépasser les barrières sociales et les clichés.

Retour à Forbach de Régis Sauder

La honte est un sentiment qui colle à la peau de Régis Sauder. Exilé depuis trente ans, le documentariste mosellan revient dans le pavillon de son enfance à Forbach. Une ville qu’il a fui pour se construire contre la violence et dans la honte de son milieu. Une ville qui, en 2014, a témoigné un engouement sans précédent pour le Front National lors des élections municipales. Alarmé par ces résultats, le réalisateur interroge, caméra au poing, la mémoire collective et individuelle d’une ville au lourd passé (l’occupation allemande, la crise minière…). Foncièrement subjectif mais jamais moralisateur, le documentaire dresse le constat d’un marasme social et politique. La narration lucide de Régis Sauder provoque tour à tour le malaise et la révolte. Mais aussi l’émotion lorsque sa caméra s’attarde sur des citoyens qui se consacrent tant bien que mal à l’intégration et à l’accueil de familles d’immigrés. Face à la montée de l’extrémisme, l’espoir subsiste.

Les initiés de John Trengove

Qu’est-ce que la masculinité ? C’est l’une des questions soulevées par le premier long-métrage de John Trengove. En Afrique du sud, de jeunes adolescents sont envoyés dans les montagnes du Cap Oriental dans le cadre d’une cérémonie rituelle d’initiation. Tous les ans, Xolani, ouvrier solitaire, participe avec d’autres hommes de sa communauté à faire de ces « initiés » des hommes. De vrais. Lorsque Kwanda, l’une des nouvelles recrues, découvre l’homosexualité précieusement gardée de son instructeur, l’existence de ce dernier est alors menacée. Plus qu’un énième film sur l’homosexualité prohibée, Les initiés interroge l’amour pour l’autre (et de soi) à travers la relation complexe et passionnante des trois personnages principaux – à savoir l’initié et les deux formateurs/amants. Entre domination, désir et peur, chacun d’entre eux se heurte au conformisme et à la soif de liberté. Brutal et cru, le film de John Trengove est une totale réussite.

Life – Origine Inconnue de Daniel Espinosa

À bord de la Station Spatiale Internationale, une équipe de scientifiques et docteurs a pour mission de ramener sur Terre la preuve d’une vie extraterrestre. Lorsque des échantillons prélevés sur Mars révèlent l’existence d’un organisme intelligent et réceptif, l’enthousiasme gagne les membres de l’équipage. Ces derniers sont loin de se douter que sous son apparence inoffensive, la créature extraterrestre est un monstre sanguinaire d’un sadisme à tout épreuve. Alien, Gravity, Seul sur Mars…si les comparaisons sont inévitables, Life ravit par quelques idées audacieuses et prouesses techniques. Comme celle de maintenir ses héros en apesanteur. Incapables de s’enfuir à toutes jambes, ils n’ont d’autres choix que de faire preuve d’ingéniosité face au danger. Insolent, ce huis-clos spatial livre une vision cynique de l’être humain. En témoigne un acte final inattendu et cynique. Dommage que Daniel Espinosa se contente de reprendre les codes de la science-fiction sans parvenir à les réinventer. Divertissant mais limité.

Adieu Mandalay de Midi Z

 Récompensé au Festival International du Film d’Amiens et au Festival de Venise en 2016, Adieu Mandalay est la douloureuse chronique d’une injustice et d’une désillusion. Le réalisateur Midi Z suit le destin tragique de deux jeunes Birmans, émigrés clandestinement en Thaïlande. En quête d’une vie meilleure, ces déracinés vont se confronter à la précarité et aux abus d’une société cruelle. Leur quête de liberté et de reconnaissance sociale s’apparentent à un véritable chemin de croix. Pour son quatrième long-métrage, le cinéaste taïwanais film avec une grande délicatesse et sans éclat narratif, une relation amicale et amoureuse mutine. Les ambitions personnelles de la jeune femme déterminée se heurte bientôt à l’incompréhension de son (petit)ami. De ce fossé, le réalisateur annonce les prémices d’une conclusion brutale et violente. Et renforce au passage une vision pessimiste mais pertinente du périple migratoire.

Django d’Étienne Comar

Pour sa première réalisation, Étienne Comar s’attelle au difficile exercice qu’est le biopic. En l’occurrence celui de Django Reinhardt, incarné ici par Reda Kateb. En 1943 pendant l’occupation allemande, le musicien tsigane est au sommet de son art. Tous les soirs, il comble l’audience des Folies Bergères avec sa musique swing alors qu’en Europe, son peuple est pourchassé et massacré. Progressivement le portrait du guitariste laisse la lace au génocide tsigane par l’Allemagne nazie. Lorsque cette dernière veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse, aidé par son amante et esthète, Louise de Klerk (Cécile de France). Mais l’évasion s’annonce plus périlleuse que prévu…Si Django remporte l’adhésion dans sa première partie, le film cède à un classicisme malheureux. Les personnages, moyennement incarnés, peinent à séduire, la faute à une écriture balisée. Une semi-déception.

La Colère d’un homme patient de Raúl Arévalo

Anéanti par la mort de sa fiancée à la suite d’un braquage de bijouterie, José (Antonio de la Torre) attend patiemment qu’un des coupables, Curro (Luis Callejo), purge sa peine de huit ans. Avide de vengeance, José entraîne l’ancien criminel dans une infernale spirale de violence. La vengeance est un plat qui se mange très froid pour l’acteur et réalisateur Raúl Arévalo. Goya du meilleur film 2017 et du meilleur scénario, son premier long-métrage impressionne par sa mise en scène nerveuse. En témoigne une séquence d’ouverture percutante. La Colère d’un homme patient n’hésite pas à semer la confusion dans sa première partie. Déconstruite et elliptique, la narration dévoile au compte-gouttes les tenants et les aboutissants de ce thriller rugueux et brutal. Plus classique, la seconde moitié du film frappe par sa violence ultra-réaliste, presque incommodante. De cette œuvre fiévreuse et intense, il en ressort un hommage appuyé au cinéma noir des années 70.

Les Gardiens de la Galaxie 2 de James Gunn

Super-héros malgré eux, les Gardiens de la Galaxie reviennent pour une nouvelle aventure, musicalement illustrée par la « Awesome Mixtape n°2 ». À la suite d’une mission compromise par Rocket (le « raton-laveur » doublé par Bradley Cooper), Star-Lord (Chris Pratt) et son équipe se retrouvent au cœur d’une lutte inter-galactique. Pour ne rien arranger, le capitaine se confronte à son passé et ses mystérieuses origines. Non mécontent du succès public et critique du premier opus, James Gunn en reprend les mêmes ingrédients et insuffle dans cette séquelle toujours plus d’humour et de démesure. Si le plaisir de retrouver cette bande de bras-cassés est indéniable, l’effet de surprise et l’originalité ne sont plus vraiment au rendez-vous. James Gunn comble la simplicité de son scénario par une ribambelle de gags et de fan services qui ne font pas toujours mouche. Souvent forcés, l’émotion et le rire trahissent une écriture inégale. L’accent est davantage mis sur le développement des personnages. Mais force est de constater que certains s’en sortent moins bien que d’autres. En témoignent des personnages comme Gamora (Zoé Saldana) ou Drax le Destructeur (David Bautista), toujours aussi mono-dimensionnels. Seuls les vieux ennemis devenus nouveaux alliés apportent un peu de fraîcheur et de dynamisme à ces nouvelles aventures spatiales.

Publicités

9 commentaires sur « La revue ciné d’avril »

  1. The Young Lady de William Oldroyd.. j’ai hâte de le voir mais malheureusement mon ciné préféré ne l’a pas diffusé argh argh 😉 pour les gardiens de la galaxie, j’ai trouvé aussi que l’effet de surprise était moindre et que certains personnages n’étaient pas assez approfondis (cf. Gamora). Après le personnage de Kurt Russel, bébé Groot et Star Lord m’ont fais passé tout de même un très bon moment. Dans l’univers Marvel c’est la saga que je préfère ! toujours aussi sympa cette note bilan ciné du mois. Excellente journée à toi et à Camille 🙂 🙂 merci du partage !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Frédéric !
      Pour « The Young Lady », j’espère que tu auras l’occasion de le visionner prochainement. Hâte d’avoir ton avis. 🙂
      En ce qui concerne  » LGDLG 2″, j’ai passé un très bon moment. L’idée du bébé Groot est certes facile (difficile de rester de marbre face au perso) mais terriblement efficace. Certaines scènes sont très réussies. Mais d’autres scènes comme celle où Yonu et Star Lord se retrouvent dans l’espace sont étonnamment laides (visuellement parlant). J’ai beaucoup apprécié de voir certains personnages secondaires briller.
      Ce n’est qu’après coup et après avoir revu le premier, que je me suis aperçu à quel point je le trouvais inférieur.
      Mais on est bien d’accord : la saga a le mérite de se démarquer, autant par son univers que par son ton, des autres productions Marvel.
      Excellente journée à toi. 😉

      Aimé par 1 personne

    1. J’espère que je ne t’aurai pas indiqué un mauvais choix dans ce cas. 😉
      Et je suis profondément désolé pour « À bras ouverts » ahah.

      J'aime

  2. Excellent panorama du mois d’avril, The young lady est vraiment à voir. Céline Sallette est remarquable dans Corporate, tout comme Réda Kateb dans Django même si le film est moins bon.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci c’est gentil de ta part ! 🙂
      Oui, je te rejoins même si j’ai été légèrement déçu par la prestation de Reda Kateb.

      Aujourd’hui, je viens de rattraper « Les Initiés », « Retour à Forbach » et la version restaurée de « Taïpei Story ». Trois bonnes (voire très bonnes) surprises de ce mois d’avril (que je rajouterai plus tard à la revue).
      Excellente soirée à toi !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s