6 bonnes raisons de regarder Ash vs Evil Dead

Lancée en automne 2015 sur la chaîne Starz, Ash vs Evil Dead ressuscite une célèbre franchise de l’horreur : Evil Dead. Créée par Sam Raimi, la série renoue avec son héros iconique Ash, interprété par un Bruce Campbell à la gouaille intacte. Dégénérées et gores, les deux premières saisons confirment le statut d’une série souvent sous-estimée mais singulière. Retour sur les bonnes raisons de succomber au phénomène.

1 – Le retour d’une saga culte

Oubliez l’excellent – mais trop sérieux – remake Evil Dead réalisé par Fede Alvarez (Don’t Breathe) en 2013, Ash vs Evil Dead revient aux sources burlesques de la franchise. Sorti en 1981 après une douloureuse genèse, le premier long-métrage de Sam Raimi (la trilogie Spider-Man), est considéré pour beaucoup d’aficionados du genre comme une référence incontournable. Enrichie de deux suites toutes aussi marquantes, les périples d’Ash influencent encore bon nombre des productions horrifiques actuelles. Conscient de la postérité avantageuse de son œuvre, Sam Raimi transpose avec brio son récit sur le petit écran. En dix épisodes chacune, les deux premières saisons retrouvent (presque) parfaitement l’esprit fou et décomplexé de son modèle. Les clins d’œils aux premiers films ne manquent pas ; les scénaristes osent même des détournements délirants. Un plaisir nostalgique pour les fans de la première heure, une découverte insolite pour les néophytes.

Le héros solitaire et vieilli se retrouve à nouveau être la cible des
Le héros solitaire et vieilli se retrouve à nouveau être la cible des « deadites », entités démoniaques assoiffées de sang et d’âmes pures. © Matt Klitscher

2 – Un héros iconique

Qui dit retour d’une franchise, dit retour d’une figure familière. Celui d’Ash s’imposait donc comme une évidence. Trente ans après ses mésaventures dans Evil Dead 3 : l’Armée des ténèbres (1992), l’homme accuse le poids des années et le ravage de l’alcoolisme. Reclus dans sa caravane, il se console dans des plans drague quelque peu hasardeux. Très vite, l’homme redevient la cible de ceux qu’il appelle les « deadites », des êtres possédés par des entités maléfiques. S’il a perdu la main sur sa vie sociale, le macho demeure un pro de la gâchette et de la tronçonneuse. L’inénarrable Bruce Campbell retrouve le rôle qui l’a fait connaître, avec une indéniable délectation et fierté. Fort de caractère, le héros va se confronter à des ennemis terrifiants mais également des alliés hauts en couleur.

Pour la première fois, Ash (Bruce Campbell) va trouver de nouveaux alliés en les personnes de Pablo (Ray Santiago) et Kelly (Dana DeLorenzo) © Starz Entertainment
Pour la première fois, Ash (Bruce Campbell) va trouver de nouveaux alliés en les personnes de Pablo (Ray Santiago) et Kelly (Dana DeLorenzo) © Starz Entertainment

3 – Des partenaires de choix

Véritable valeur ajoutée de la série, les personnages secondaires d’Ash vs Evil Dead sont aussi savoureux que caricaturaux. De la combative Kelly (Dana DeLorenzo) au bras-cassé attachant Pablo (Ray Santiago), sans oublier la dure à cuire Ruby (l’inoubliable Lucy Lawless), chaque acolyte occupe parfaitement sa fonction. Si la première saison accorde une place prépondérante au héros du titre, la seconde saison étoffe la mythologie de la série et la galerie de personnages secondaires. En cours de route, la petite bande subira des pertes mais aussi des résurrections. Ajouté à cela un voyage temporel en deuxième partie de saison 2, les aventures démoniaques gagnent en subversion ce qu’elles perdent en finesse. Mais Sam Raimi et les scénaristes ne s’embarrassent que peu d’une quelconque crédibilité et exigences narratives. Les personnages, bons comme mauvais, sont avant tout les vecteurs d’un humour décapant.

4 – Un humour décomplexé

Dotée d’un pitch que l’on pourrait faire tenir sur un post-it, la série se rattrape avec un humour qui fait mouche. Il ne se passe pas un épisode où les blagues sexistes et immondes d’Ash fusent. Le résultat tient étonnamment la route grâce à un second-degré omniprésent et une aisance dans les répliques acérées. Et si quelques fois, Ash vs Evil Dead s’égare et laisse le spectateur désarçonné, la série finit toujours par revenir et surprendre. Le format court favorise une rapidité d’exécution propice à l’humour transgressif et ne laisse aucun répit au spectateur. Encore plus présente dans la deuxième saison, la légèreté ne porte pourtant jamais préjudice aux abondantes scènes horrifiques.

Entre humour et violence, la série
Entre humour et violence, la série « Ash vs Evil Dead » est un festival assumé d’effusions sanguinolentes. © Matt Klitscher

5 – Des scènes gores d’anthologie

Si l’introduction de la série donne à juste titre le ton, elle n’est qu’une timide mise en bouche de la boucherie à venir. La violence occupe une place centrale dans la série. Qu’elle soit filmée avec second-degré ou de manière brutale, elle fait toujours mouche et ne manquera pas de susciter tantôt des sursauts tantôt des hauts-le-cœur. Décapitations, éviscérations, démembrements… Les blessures sont aussi nombreuses et variées que les armes employées. Toujours plus inventive et toujours plus excessive, la deuxième saison devient un délire visuel aussi réjouissant que crasseux. Dans une scène particulièrement dégoûtante (épisode 2, saison 2), Ash affronte un monstre…la tête littéralement enfoncée dans les « fondements » d’un cadavre ambulant. Le dosage est souvent excessif mais ravit par sa générosité et son grotesque (scatologique).

6 – Des défauts qui n’en sont pas vraiment

Ash vs Evil Dead est loin d’être une série parfaite. Mais contrairement à des séries comme Scream Queens – qui joue également la carte de l’humour noir -, l’œuvre de Sam Raimi fait preuve d’humilité. Consciente de ses contraintes techniques (un budget réduit, le format télévisuel) et de ses défauts (l’excès en tout genre, quelques vannes grasses), la série assume tout. Si le numérique s’invite dans certains tableaux sanguinolents, bon nombre des effets spéciaux et maquillages reprennent l’esthétique artisanale des anciens films. De cette inspiration des années 80, il s’en dégage un charme désuet, presque anachronique. De prime abord rédhibitoires et ridicules, ces limites deviennent vite la marque et l’empreinte d’une série unique, qui n’a décidément peur de rien.

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3 commentaires sur « 6 bonnes raisons de regarder Ash vs Evil Dead »

  1. Je n’ai jamais vu la trilogie initiale mais j’ai adoré la série… Les deux saisons sont géniales, et Bruce Campbell s’amuse tellement que ça fait plaisir à voir ! Sans parler de mon sourire jusqu’aux oreilles en découvrant Lucy apparaître au détour de l’écran (parce que Xena 4 eva). Et pis le duo Pablo/Kelly combiné aux blagues crasseuses d’Ash, c’est le pack parfait pour moi 😀

    Aimé par 2 people

    1. Oui je suis d’accord avec toi ! 🙂
      Le quatuor fonctionne à merveille et pour encore un certains temps, je l’espère !
      Pour moi, Bruce Campbell est irremplaçable et ça fait un bien fou de le revoir à l’écran, dans ce rôle.
      Je te conseille les films même s’ils ont assez mal vieilli. Ce sera l’occasion de découvrir un jeune Ash…quelque peu à la masse. 😉

      Aimé par 2 people

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