Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire : que vaut l’adaptation sérielle ?

Treize ans après l’adaptation ciné, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire reviennent sur nos écrans. Créée par Daniel Handler et Barry Sonnenfeld, cette série de huit épisodes est disponible sur la plateforme Netflix, depuis le 13 janvier dernier. Divertissement familial grand public, elle saura plaire au plus grand nombre, notamment grâce aux facéties et aux déguisements du méchant, interprété par Neil Patrick Harris. A regarder pour se distraire. 

Portées à l’écran en 2004 avec l’acteur Jim Carrey, Les Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire créent la surprise en ce début d’année dans une adaptation en série pour Netflix. L’acteur Neil Patrick Harris (le cultissime Barney dans How I Met Your Mother) incarne Comte Olaf, voulant s’emparer de la fortune des trois enfants Baudelaire, Violette, Klaus et Prunille. Ces derniers viennent de perdre brusquement leurs parents dans un terrible incendie et les voilà traînés de famille en famille à la recherche d’un bon tuteur. Le misérable Olaf, comédien aussi médiocre qu’égocentrique, n’est jamais loin, usant de stratagèmes et de déguisements pour s’immiscer au plus près de la fratrie.

© Joe Lederer/Netflix
© Joe Lederer/Netflix

Créé en 1999, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est à l’origine une série littéraire écrite par Lemony Snicket, de son vrai nom Daniel Handler, qui a connu un grand succès auprès du jeune public. Fort à parier que tous ceux qui ont apprécié ces romans il y a une quinzaine d’années -moi y compris- jetteront un regard curieux à cette adaptation. Découpée en huit épisodes, la série reprend la trame narrative des 4 premiers tomes (Tout commence mal, Le Laboratoire aux serpents, Ouragan sur le lac et Cauchemar à la scierie), publiés en France, entre 1999 et 2000.

Du côté des producteurs, on retrouve Barry Sonnenfeld (La Famille AdamsMen In Black…) et Daniel Handler. Rien d’étonnant donc de voir que la série reprend la singulière construction des romans. A l’écran comme sur le papier, l’auteur, en l’occurence Lemony Snicket, ici interprété par Patrick Warburton, s’adresse directement au lecteur/spectateur lui conseillant de détourner le regard de ces histoires affreusement tristes ! Dès le générique, chanté par Neil Patrick Harris, on nous répète : « Éteignez vos télévisions ! ». Une entrée en matière des plus amusantes, promesse de moments comiques, grandiloquents et chantés. Sur ce dernier point, malheureusement (ou heureusement selon les goûts), seules quelques chansons viennent se glisser dans les huit épisodes.

Pour le reste, la série construit effectivement sa singularité par une esthétique marquée aux nombreuses influences, que l’on retrouvait déjà un peu dans le film de Brad Silberling en 2004. On reconnaît un peu de Tim Burton, dans les quartiers résidentiels et l’atmosphère sombre et gothique et un peu de Wes Anderson, dans les plans symétriques et des stylismes toujours soignés. Et puis, on pense évidemment beaucoup à la série Pushing Daisies (2007-2009), produite et réalisée en partie par Barry Sonnenfeld, pour son univers aussi morbide que coloré.

Huit épisodes plus tard, si le charme n’a pas totalement agi, faute à un comique de répétition beaucoup trop récurrent, le divertissement est au rendez-vous. Les acteurs y sont pour beaucoup, notamment Neil Patrick Harris, dont les fourberies semblent inépuisables. Il faut également souligner le beau talent des deux jeunes acteurs (difficile de se prononcer sur la plus petite, souvent en image de synthèse), qui apportent beaucoup de fraîcheur à l’histoire. Les plus jeunes pourront s’identifier avec aisance à ces deux héros orphelins, Violette (Malina Weissman), ingénieuse inventrice, et Klaus (Louis Hynes), intellectuel, mordu de lecteurs, qui font preuve d’un grand courage et de combattivité. Aucun doute que le comte Olaf les poursuivra jusqu’à la fin mais pour ces deux-là, il y aura toujours un échappatoire dans la fraternité et les connaissances.

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12 commentaires sur « Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire : que vaut l’adaptation sérielle ? »

  1. J’adore la série littéraire et j’avais vu le film avec Jim Carrey avant de regarder la série. Et en fait, après avoir vu Jim Carrey jouer le comte Olaf, la version sérielle me semble presque fade ^^ Je vais attendre de la terminer pour me faire un avis définitif 🙂

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  2. J’ai lu certains volumes de la série mais pas l’intégralité quand j’étais plus jeune. C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé l’histoire des Baudelaire avec cette série. Le charme a totalement opéré, en ce qui me concerne. J’y ai retrouvé l’absurde, présent dans les livres et, je trouve, bien développé dans la série. Seuls les enfants font preuve de raison dans cette histoire, et j’ai aimé retrouver cet aspect à l’écran.

    Et maintenant j’ai envie de relire tous les livres !

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  3. Je n’ai pas lu les livres (je compte les attaquer bientôt) mais j’avais énormément aimé le film avec Jim Carrey. J’appréhendais le résultat mais je trouve cette série au-dessus du film. Même Neil Patrick Harris m’a fait oublier Carrey que je vénère ! C’est vrai qu’elle est parfois répétitive mais elle est vraiment bien foutue sur de nombreux points et a un charme fou.

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