The Enfield Haunting : quand les fantômes viennent hanter le petit écran

Avant la sortie de Conjuring 2 : le cas Enfield, plongez dans la série britannique The Enfield Haunting ! Les trois épisodes, diffusés en mai 2015 sur la chaîne britannique Sky Living, retracent l’histoire vraie et paranormale de cette possession dans les années 1970 en Angleterre. Porté par un prestigieux casting et une sublime reconstitution, la mini-série horrifique vaut le coup d’oeil. 

Le 29 juin prochain, le réalisateur James Wan (Saw, Insidious…) rouvre un dossier des enquêteurs du paranormal. Dans Conjuring 2 : le cas Enfield, la suite de Conjuring, les dossiers Warren, sorti en 2013, Ed et Lorraine Warren s’attaquent à un nouveau cas surnaturel. Très médiatisé, le fait divers en question a déjà fait l’objet d’une mini-série, sans qu’il soit jamais question du fameux couple… Pourtant, les trois épisodes sont très conformes aux reportages et aux témoignages de l’époque : des phénomènes étranges et inexpliqués surviennent dans la maison des Hodgson, dans la banlieue populaire de Londres, à Enfield. C’est l’été 1977 et la mère, Peggy Hodgson (Rosie Cavaliero) fait appel à des chercheurs dans le paranormal. De cette histoire populaire en Grande-Bretagne (la recherche Google en témoigne pour les curieux), Kristoffer Nyholm en a crée une mini-série pour la télévision : The Enfield Haunting. L’absence des époux Warren s’expliquerait par les dates : les enquêteurs auraient été nombreux à se presser à la porte de cette maison hantée et les Warren n’auraient rencontré la famille qu’en 1978, confirmant alors la présence d’un esprit et écartant l’hypothèse d’un canular.

La famille Hodgson hanté par le fantôme. © Sky
La famille Hodgson : la mère Peggy Hodgson (Rosie Cavaliero), entourée de ses deux filles et de son fils. © Sky

La série se concentre sur la famille Hodgson, confrontée à ces situations surnaturelles inquiétantes, et interprétés par des acteurs de talent. L’héroïne, la jeune Janet Hodgson (brillante Eleanor Worthington-Cox) est hantée par un vieillard qui déplace les meubles, surgit de nulle part et cherche à la tuer. La mère  fait alors appel à Maurice Grosse (Timothy Spall, récompensé à Cannes pour son rôle de William Turner), membre de la Société de Recherches Psychiques, pour qu’il mène l’enquête. Il est rapidement rejoint par l’auteur Guy Lyon Playfair (l’excellent Matthew MacFayden, héros de la série Ripper Street), plus expérimenté mais beaucoup plus sceptique. Ce dernier a d’ailleurs écrit This House is Haunted : The Investigation of the Enfield Poltergeist, en 1980, dont la série s’inspire très librement. Deux points de vue s’opposent alors de façon subtile, la croyance contre la défiance.

The Enfield Haunting laisse planer le soupçon : ces catastrophes seraient-elles l’oeuvre d’enfants en quête de gloire ou Janet est-elle réellement victime d’une force malveillante ? Le vieux Joe qui vient la hanter existe-t-il ou est-il le fruit de son imagination ? Malgré des scènes d’apparition sans ambiguité, la réalisation permet un temps au spectateur de douter. S’ajoute à cette atmosphère angoissante, l’histoire personnelle de Maurice Grosse, en deuil de sa fille, qui se lie d’une affection profonde pour la jeune Janet. Si l’intrigue entre les deux personnages ajoute beaucoup d’émotion à la série, elle casse quelque peu la tension quasi constante des épisodes.

La série jouit également d’une réalisation et d’une reconstitution irréprochables. L’univers populaire de la fin des années 70 est impeccable, des costumes à la décoration. Chaque poster de la chambre des deux soeurs Hodgson ou chaque commode du salon semblent avoir été choisis avec précaution. Le soin des détails apporte une valeur ajoutée à cette histoire vraie et permet de la rendre encore plus saisissante. The Enfield Haunting réussit le pari d’être une série horrifique réaliste et en même temps une réflexion sur la perte d’un être cher. Ce poltergeist révèle chez ses victimes plus qu’un sentiment de terreur : il fait ressortir leurs doutes et leurs tourments. James Wan réussira-t-il à traiter aussi brillamment le sujet dans Conjuring 2 : le cas Enfield ?

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11 commentaires sur « The Enfield Haunting : quand les fantômes viennent hanter le petit écran »

  1. Je l’ai terminée hier soir (trois épisodes, ça s’enchaîne rapidement quand on a la flemme de faire autre chose, ahah) et je pense que j’ai bien aimé, dans l’ensemble. J’en garderai pas un souvenir impérissable, c’est certain, mais effectivement, l’ambiance est pesante sans forcément tomber dans la surenchère d’effets spéciaux (c’est pour ça que la première visite de la médium, je m’attendais pas à… ça).

    Je ne sais pas trop quoi penser de la fin, en revanche. Je ne sais pas si c’est amené trop maladroitement ou simplement trop « décevant » comme conclusion à ce genre de série, mais j’en ressors un peu déçue.
    Je plussoie la remarque concernant les cassures dans le rythme général des épisodes. Dès qu’il y a un peu de tension, Janet et Maurice qui se font les yeux doux atténuent directement le truc… C’est dommage !
    Mais bon, je suis quand même contente de l’avoir visionnée. Ça m’aura aussi appris que Conjuring 2 se base sur la même histoire (je savais bien que le nom, je l’avais déjà lu quelque part, rah !).

    Aimé par 1 personne

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