JOY : vers un nouvel Oscar pour Jennifer Lawrence ?

Le nouveau long métrage de David O. Russel retrace le destin d’une femme audacieuse, Joy Mangano, l’inventrice d’une serpillère révolutionnaire. JOY scelle la collaboration entre son réalisateur et ses deux acteurs fétiches : Jennifer Lawrence et Bradley Cooper. 

En 2013, Happiness Therapy permettait à Jennifer Lawrence de remporter l’Oscar de la meilleure actrice. L’année suivante, American Bluff était récompensé par trois Golden Globes, dont celui du meilleur film et du meilleur second rôle pour la même actrice. 2015 ne déroge pas à la règle et David O. Russel réunit une fois de plus sa famille de cinéma, J-Law, Bradley Cooper et Robert de Niro. L’interprète de Joy vient d’ailleurs de remporter le Golden Globes de la meilleure actrice et est nommée aux Oscars 2016.

Robert de Niro et Jennifer Lawrence dans Joy de David O. Russel © 2015 Twentieth Century Fox
Robert de Niro et Jennifer Lawrence dans Joy de David O. Russel © 2015 Twentieth Century Fox

David O. Russel s’attaque cette fois-ci à la comédie dramatique, sous forme de conte en hommage à « toutes les femmes audacieuses ». Il offre enfin un premier rôle à sa muse, celle d’une mère de famille divorcée, qui finira par construire un petit empire, grâce à ses inventions et à l’essor du télé-achat.

Le film commence les présentations dès les premières minutes : Joy Mangano (Jennifer Lawrence) est une petite fille d’une dizaine d’années, entourée par ses parents et par sa demi-soeur. Ingénieuse, elle aime construire de ses mains et rêve de vivre de ses inventions. L’espoir ne dure pas et le spectateur découvre très rapidement que l’histoire n’a pas tournée en la faveur de Joy.

17 ans se sont écoulés. Joy est désormais à la tête d’une famille perturbée. Sa mère (Virginia Madsen) est divorcée et ne quitte plus son lit, trop captivée par les feuilletons télévisés ; son ex-mari chanteur (Edgar Ramirez) squatte le garage et son père (Robert de Niro) débarque à l’improviste pour venir, lui aussi, s’installer dans la maison. La jeune femme évolue dans ce milieu animé et énervé, que le réalisateur s’est amusé à mettre en scène, quitte à en faire un peu trop : les clins d’oeil aux scènes de soap opera frôlent la caricature. S’ajoutent à ce petit monde, les deux enfants de Joy et sa grand-mère (Diane Ladd), personnage tendre mais stéréotypé de la mamie fidèle et encourageante.

Virginia Madsen, Jennifer Lawrence et Diane Ladd dans Joy de David O. Russel © 2015 Twentieth Century Fox
Robert de Niro et Jennifer Lawrence dans Joy de David O. Russel © 2015 Twentieth Century Fox

Joy, jeune femme dévouée et exploitée porte à bout de bras cette famille. Elle est interprétée avec fougue par Jennifer Lawrence, qui tient, elle aussi, le film sur ses épaules. L’actrice apporte courage, détermination et entrain à Joy, personnage seul contre tous.

Après avoir lancé le premier prototype de sa serpillère « magique », la Magic Mop grâce à l’argent de sa nouvelle belle-mère (Isabella Rossellini), elle se retrouve confrontée aux escroqueries, aux coups bas familiaux et à la loi du plus fort, qui régit l’industrie du business. Jamais, elle ne cédera et finira par accomplir son ambitieuse destinée. Magnifiée par Jennifer Lawrence, elle incarne un idéal de justice et de charité hors du commun. D’une incroyable bonté, le film de David O. Russel a également son lot de scènes larmoyantes : le combo parfait pour offrir à la jeune actrice un nouvel Oscar.

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11 commentaires sur « JOY : vers un nouvel Oscar pour Jennifer Lawrence ? »

  1. Je n’attendais rien de ce film mais j’ai tout de même été déçue, en dehors de la très bonne interprétation de Jennifer Lawrence (même si elle n’est pas du tout la favorite des Oscars – Brie Larson est la favorite). La vie de la vraie Joy est vraiment intéressante. Pas le film selon moi qui a fait d’étranges modifications par rapport à sa vraie vie et ces modifications en question ne me semblent pas très pertinentes et perso je l’ai vraiment ressenti durant la séance (alors que je n’avais pas encore lu la bio de Mangano). Je me suis vraiment ennuyée, on se dit presque tout ça pour ça. Et puis je ne comprends pas le trip de Russell de nous présenter encore et encore des personnages totalement hystériques, on a l’impression de voir un bobo qui débarque au sein de la middle class, il a une drôle d’image. Et puis, au-delà des clichés, je trouve le film faussement laborieux avec la voix off de la grand-mère et puis plus généralement je l’ai trouvé mal réalisé.

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    1. Je comprends tes réticences, surtout sur ces personnages. Russel réalise ses films avec les mêmes ingrédients à chaque fois. En tout cas, bien joué pour Brie Larson qui décroche le prix, amplement mérité 😉

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  2. Bel avis qui donne envie d’aller voir le film qui jusque là n’avait pas vraiment mon attention. J’ai surtout hâte maintenant de découvrir le rôle de Robert de Niro dans Joy qui je trouve à retrouver un nouvel éclat dans sa carrière dans Happiness Therapy, où son rôle m’avait en même temps émue et fait rire.

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  3. Beaucoup aimé ce film, pour moi un des plus meilleurs de 2015 ; Jennifer Lawrence a cette détermination dans le regard, cette allure de guerrière avec un cœur de velours, c’est remarquablement joué de sa part, c’est hardi et drôle souvent.

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