Avengers : de super-héros à demi-dieux. 

Cela n’aura échappé à personne, Avengers : L’ère d’Ultron est en salle depuis le 22 avril et réalise déjà des chiffres records. Cette suite attendue des Avengers, réalisé en 2012 par le même Joss Whedon réunit une fois de plus un casting impressionnant. Retour sur ce nouvel opus à l’heure où le monde semble avoir besoin de super-héros. 

Assis autour d’une table, les Avengers prennent l’apéritif amusés et passablement éméchés. Défiés par Thor (Chris Hemsworth) de soulever son marteau magique, tous s’essaient sans succès, au plus grand bonheur du spectateur, comme invité à ce joyeux moment. Sans costume et blaguant comme n’importe quelle personne en soirée, les super-héros de Nick Fury (Samuel L. Jackson) pourraient presque passer pour des êtres humains « normaux ». Pourtant cette scène réussit à démontrer deux choses.

Le premier point est un écho au générique de fin : ce n’est pas un apéro banal entre amis mais une rencontre au sommet. De la tour new-yorkaise des Avengers, leur mont Olympe, ces justiciers, des dieux grecs finalement, règnent en maître sur leur ville et sur le monde entier. Le second point correspond à un discours naïf mais répétitif des films de ce genre : les amis sont la famille et le plus important est de rester souder. C’est la meilleure défense contre les dangers.

Pietro Maximoff aka Quicksilver et Wanda Maximoff aka La Sorcière Rouge, nouveaux Avengers © Marvel 2015
Pietro Maximoff aka Quicksilver et Wanda Maximoff aka La Sorcière Rouge, nouveaux Avengers © Marvel

Justement, la seule faiblesse des Avengers repose sur le risque d’un manque de cohésion. Leur unité est en effet mise à mal lorsque Iron Man (Robert Downey Jr) crée par erreur une intelligence artificielle nuisible, personnifiée rapidement en un robot surpuissant nommé Ultron (James Spader). L’univers des Marvel n’échappe pas à cette nouvelle dimension fantastique, vue récemment dans Chappie de Neil Bloomkamp, mauvais film mais scénario brillant.

Les héros affrontent donc cet Ultron aux desseins ambitieux – détruire la Terre – et armé de son équipe de robots. Il est aidé par deux petits nouveaux, les jumeaux Maximoff : Quicksilver sous les traits d’Aaron Taylor-Johnson (moins bon qu’Evan Peters dans X-Men : Days of Future Past) et la Sorcière Rouge, jouée par Elisabeth Olsen. A noter que leurs noms n’apparaissent pas en tant que tel car Marvel Studios ne possèdent pas les droits cinématographiques. Les deux mutants ne tarderont pas à rejoindre le bon côté de la force malgré leur haine viscérale d’Iron Man.

La tendance actuelle est au héros affaiblis. Ce deuxième opus n’y échappe pas, mettant Captain American (Chris Evans) ou Thor K.O. par le pouvoir de la jeune Wanda Maximoff. Joss Whedon met en scène des héros torturés et sensibles, à l’instar de Bruce Banner (Mark Ruffalo) qui peine à contrôler son Hulk ou de la Veuve Noire (Scarlett Johansson) qui se considère comme un monstre depuis sa stérilisation, lors de son rite de passage pour devenir une espionne soviétique. Terrifiant.

Captain America et Thor dans le deuxième volet des Avengers © Marvel 2015
Captain America et Thor dans le deuxième volet des Avengers © Marvel 2015

Côté réalisation, les mêmes ficelles qui avaient fait le succès du premier Avengers sont gardées. Joss Whedon reprend son plan séquence virtuose pour une nouvelle bataille mais sans nouvelle originalité. Son scénario n’est pas forcément meilleur : assez complexe pour un divertissement de cette envergure. L’humour reste un des points positifs de ce blockbuster qui fera rire petits et grands car Avengers : L’ère d’Ultron est avant tout un film familial. Certaines scènes amusent beaucoup grâce au comique de situation, notamment lorsque la force de Thor est ridiculisée par un nouveau personnage.

Les femmes sont quant à elles assignées à des rôles sérieux ou sexy : l’agent Maria Hill (Cobie Smulders) maintient l’ordre, Wanda Maximoff au grand décolleté est inséparable de son frère, la Veuve Noire, bien faible dans cet épisode est reléguée à son rôle d’amoureuse transie et enfin la femme d’Hawkeye (Jeremy Renner) est la gentille mère de famille reléguée à la campagne. D’ailleurs, cette découverte est surprenante : le SHIELD a permis à l’archer de s’installer dans un coin perdu à la campagne, qui rejoint femme et enfants dès que les méchants sont tués. Là réside toute l’ambiguïté des super-héros, ils oscillent constamment entre leur besoin d’être des humains normaux et des demi-dieux surpuissants.

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