The Grand Budapest Hotel : exaltant et jouissif.

The Grand Budapest Hotel ne finit plus d’inspirer le monde contemporain. Le Monde Styles consacrait en ce début de mois un article sur « La touche Grand Budapest Hotel » et sur son génial réalisateur Wes Anderson, qui s’improvise architecte pour la Fondation Prada de Milan, inaugurant le Bar Luce, entièrement conçu et imaginé par lui. L’occasion parfaite pour revenir sur son huitième film, petite pépite du cinéma, sorti en salles il y a plus d’un an. 

Le réalisateur Wes Anderson, devenu une figure importante du cinéma indépendant américain, livre tous les deux-trois ans une nouvelle pépite colorée et enthousiasmante, tant par la mise en scène sublime que par le casting, toujours cinq étoiles. Le cinéaste à l’imagination et la créativité débordantes, signe cette fois un film original aux allures engagées et politiques. Les aventures passionnées des enfants de son précédent film Moonrise Kingdom laissent alors place à un univers toujours aussi bigarré mais plus sérieux et plus ambitieux. The Grand Budapest Hotel serait-il alors un tournant dans la filmographie du cinéaste ?

Zero au Grand Budapest Hotel. © Twentieth Century Fox France
Zéro, le lobby-boy du Grand Budapest Hotel. © Twentieth Century Fox France

S’inspirant librement des écrits de Stefan Zweig, Wes Anderson conte les aventures pittoresques de M. Gustave, interprété par Ralph Fiennes, que l’on préfère en personnage atypique, charmeur et autoritaire, qu’en Voldemort grimé dans la célèbre saga Harry Potter. Le concierge légendaire du Grand Budapest Hotel est alors confronté, à l’instar de l’écrivain autrichien, à la montée du fascisme dans son pays imaginaire du Zubrowska. Accompagné de son fidèle lobby-boy, du nom de Zéro (Tony Revolori), les deux héros font face à un complot familial orchestré par le machiavélique Dmitri, brillamment interprété par Adrian Brody.

© Twentieth Century Fox France
M. Gustave face à Dmitri © Twentieth Century Fox France

De ces aventures aussi atypiques qu’absurdes, Wes Anderson en sacrifie un peu la poésie pour laisser place à un imaginaire plus réaliste et plus sombre. Dénonçant les dérives du fascisme et de tout extrémisme, le film provoque pourtant souvent le rire et fait la part belle à l’esthétique fantaisiste qui lui est chère. Du Grand Budapest Hotel, aux allures de maison de poupée, aux délicieuses et ingénieuses pâtisseries roses Mendl’s, l’univers de Wes Anderson appelle une fois de plus à la beauté et au lyrisme. Une pléiade d’acteurs s’y laisse tenter : de l’éternel Bill Murray à la nouvelle Saiorse Ronan. Wes Anderson les dirige à la perfection, créant un film chorale où la performance de chacun s’ajoute au plaisir de voir le film.

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