The (last) Man on Earth (saison 1)

La chaîne Fox a diffusé ce dimanche le dernier épisode de la série comique The Last Man on Earth. L’occasion de faire le point, en spoilers (difficile autrement) sur cette série au titre trompeur et à l’humour facile. 

Il est des titres de séries qui nous induisent en erreur : si pendant les quinze premières minutes, Phil Miller (Will Forte) est effectivement seul au monde (la référence au film de Tom Hanks est d’ailleurs particulièrement habile), c’est de courte durée. Alors qu’il a élu résidence à Tucson, dans l’Arizona à la suite d’un virus qui aurait décimé les habitants de la planète, il semble effectivement le dernier homme sur Terre. Pourtant, dans sa ville natale, il est bientôt rejoint par Carol (Kristen Schaal), puis Melissa (January Jones) ou encore Todd (Mel Rodriguez).

Phil Miller est le (dernier) homme sur Terre © Jordin Althaus/FOX
Phil Miller est le (dernier) homme sur Terre © Fox, Jordin Althaus

Ces treize épisodes suivent son parcours : du statut d’homme resté seul pendant deux ans à celui de « citoyen » devant réapprendre à vivre en groupe. Et c’est rude. La principale raison : Phil est obsédé par les femmes et, on l’imagine, rêve secrètement de vivre au milieu d’un harem. Son expérience en solitaire l’a fait devenir (où il l’était déjà) un raté égoïste et menteur. Au fur et à mesure que les nouveaux personnages apparaissent, l’intrigue reste autour de lui.

De ses fourberies à ses stratagèmes pour réussir à impressionner et à coucher avec la jolie blonde Melissa, rien ne nous est épargné. Le problème, c’est que Phil est devenu un être assez médiocre dans cette nouvelle vie, habitué à prendre des bains de whisky dans une mini piscine gonflable au bord d’une gigantesque piscine creusée remplie de pisse et d’excréments.

Carol Pilbasian et Phil Miller dans Last Man on Earth © Fox
Phil Miller et Carol Pilbasian dans Last Man on Earth © Fox

A sa façon, cette série, qui se situe dans un futur proche (2020) dans une Amérique encore abondante, se joue des codes proposant un couple improbable (attention spoilers) entre Mélissa au physique de mannequin et Todd, 130 kilos au compteur. Dans ce nouveau monde, tout est permis. Ce champ des possibles se dessine alors différemment pour chacun : Carol veut par exemple repeupler la planète, tandis que Phil ne cherche que de multiples partenaires.

Une série comique sur l’apocalypse (si l’on peut la définir comme telle) qui n’évite pas les questionnement du quotidien tels que « où faire ses besoins quand il n’y a plus d’eau courante? » (Phil fait dans la piscine donc, créant une atmosphère odorante insupportable), ou « comment substituer la viande dans les plats ? » (Carol fait des fameuses boulettes avec des raisins secs). Et puis, il est question, entre les lignes, de l’ennui. Que font les héros qui n’ont plus de travail, plus de famille et surtout plus d’Internet et de réseaux sociaux ? Ils font l’amour, du tennis, des travaux. Ils s’embêtent et nous aussi.

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